Les Fous cavés : l’âge de la maturité
Pour ses 10 ans, le festival offre une belle affiche : les Têtes Raides, la Ruda Salska et Taxyfolia, reformé pour un soir.

Laurent Sarazin, Florent Michaud et Manu Donne, les organisateurs, attendent 5 000 spectateurs. Ils en avaient 500 la première année. Photo Stéphane Durand
Le festival les Fous cavés fête aujourd’hui et demain ses dix ans d’existence et n’a jamais eu une aussi belle affiche avec, entre autres, les Têtes Raides et la Ruda, groupe de rock, ska et salsa, demain soir.
« Nous faisons également remonter sur scène les Taxyfolia, un groupe de ska de Royan qui a connu le succès pendant dix ans et dont les membres se sont dispersés depuis 2007. Pour notre anniversaire, ils remontent sur scène pour un ultime concert », annonce Manu Donne, l’un des organisateurs.
Festival écocitoyen
Mais le festival des Fous cavés, si c’est de la musique et du spectacle de rue, c’est aussi un lieu et un état d’esprit. « Nous sommes un festival écocitoyen ancré dans la nature », insiste Florent Michaud, une autre cheville ouvrière de l’association. Le lieu, c’est le pré Valade à Port-d’Envaux. Un site labellisé Natura 2000 au bord de la Charente.
On y vient en famille, on plante sa tente. Bref, il y a un petit côté Woodstock
L’état d’esprit, c’est un militantisme écologiste. « Nous sommes les premiers à avoir proposé des gobelets recyclables », fait remarquer Laurent Sarazin, le troisième larron de l’organisation. Sans parler des toilettes sèches.
Des associations militantes seront donc présentes autour d’un village nomade avec par exemple des spectacles de jonglerie. Un marché des saveurs des producteurs fermiers de Saintonge romane sera aussi de la partie, en partenariat avec la Chambre d’agriculture.
5 000 spectateurs attendus
Le festival les Fous cavés est donc devenu au fil du temps une fête de village qui prend de l’ampleur. « Il y avait 500 personnes lors de la première édition. On en attend 5 000 », confie Manu Donne. « Depuis dix ans, beaucoup de festivals ont été créés et beaucoup ont disparu. Nous, on peut se féliciter d’être toujours là. Peut-être parce que nous n’avons pas eu les yeux plus gros que le ventre au démarrage. On a grandi doucement. »